Histoire
Le Service Civil International est né sur les décombres de la première guerre mondiale. L’idée d’organiser des chantiers vit le jour au cours d’une conférence internationale du "Mouvement pour la réconciliation", au cours de laquelle des Allemands exprimèrent le désir de s’engager pour aider à réparer les dévastations faites en France par leurs compatriotes. Le premier chantier fut organisé par Pierre Ceresole et Hubert Parris entre novembre 1920 et avril 1921 en France. Une petite équipe de volontaires internationaux fut engagée pour reconstruire un village détruit par la guerre près de Verdun.
En Suisse, les premiers projets furent menés dans les années 20 et servirent de modèle pour montrer la pertinence et le sérieux d’un service civil pour les objecteurs de conscience. En 1936, des groupes de volontaires se sont rassemblés en branches nationales et ont fondé le Service Civil International (SCI).
Après la deuxième guerre mondiale, les activités du SCI se sont étendues à d’autres pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et du Nord. Les chantiers ont pris une nouvelle orientation : l’autogestion, l’initiative personnelle, le partage des responsabilités et l’égalité hommes-femmes ont acquis toujours plus d’importance. Le travail dans les pays en voie de développement a permis à de nombreux volontaires de prendre réellement conscience de l’injustice économique et sociale.
Dès les années 50, des chantiers ont été organisés en Europe de l’Est pour créer un véritable échange par-dessus le mur. Ce travail s’est fortement intensifié avec les changements survenus à la fin des années 80.
Aujourd’hui
Le SCI est actuellement constitué d’un réseau de 37 branches nationales et travaille avec plus de 50 organisations partenaires. Chaque année se déroulent environ 800 chantiers dans le monde entier dont une vingtaine en Suisse.
Le SCI travaille d’une part avec des partenaires de projets qui ont besoin de bénévoles et d’autre part offre la possibilité à des volontaires de connaître un pays et une culture depuis l’intérieur. Ce contact privilégié avec les gens d’une région permet un aperçu de la vie quotidienne, aperçu qui ne serait pas possible en tant que touriste.
Écologie, égalité sociale, paix, lutte contre le racisme et développement durable sont des thèmes qui tiennent à cœur le SCI et qu’il ne veut pas aborder seulement sur le plan théorique. Le SCI montre que des solutions non-violentes et respectueuses de l’environnement existent.





